Jeu d'action-aventure avec une direction artistique inspirée, mais souffrant de problèmes de jouabilité et de répétitivité
Jeu d'action-aventure avec une direction artistique inspirée, mais souffrant de problèmes de jouabilité et de répétitivité
Vote (12 votes)
Licence Payant
Éditeur Capcom
Fonctionne sous Windows
Vote
(12 votes)
Éditeur
Capcom
Fonctionne sous
Windows
Licence
Payant
Les plus
- Direction artistique impressionnante et univers visuel original
- Bande son immersive et parfaitement adaptée
- Mécanique de remix de mémoire unique en son genre
- Scénario qui prend de la densité au fil des chapitres
Les moins
- Gameplay trop dirigiste et absence de liberté
- Phase de combat vite répétitive et limitée
- Caméra peu pratique et sauts imprécis
- Remix de mémoire sous-exploités
Un jeu d’action-aventure futuriste où souvenirs et réalité s’entremêlent.
Une vision saisissante d’un Paris cybernétique
Remember Me transporte le joueur dans un Paris dystopique du milieu du XXIᵉ siècle, métamorphosé en « Neo-Paris ». Les rues vibrent sous les néons, les drones patrouillent dans les airs, et la mémoire humaine est devenue une simple marchandise manipulée par de puissantes sociétés. L’univers artistique, inspiré et richement détaillé, s’impose rapidement comme la grande force de l’expérience. L’esthétique joue beaucoup sur les contrastes entre quartiers lumineux et zones en ruine, renforçant l’ambiance de surveillance et d’oppression. La bande sonore futuriste, aux accents électro-orchestraux, accompagne l’ensemble avec brio.
Un scénario immersif et original
L’aventure suit Nilin, une chasseuse de souvenirs, qui lutte contre la société Memorize afin de recouvrer son identité dérobée. Les enjeux personnels de Nilin s’entrelacent de façon intelligente avec les problématiques sociales de ce monde où les frontières de la vie privée n’existent plus. Si le début du récit peine à convaincre, l’histoire trouve progressivement de la consistance grâce à une écriture soignée et quelques rebondissements marquants. Les dialogues, majoritairement en anglais sous-titré, s’inscrivent dans la veine des récits cyberpunk et s’en sortent honorablement.
Un gameplay en demi-teinte
Le jeu propose trois types de séquences : exploration plateformée, combats et manipulation de souvenirs. L’exploration est principalement linéaire, laissant peu de place à la liberté : impossible de se perdre, un marqueur indique toujours la direction à suivre. Ces phases, proches d’un jeu d’action « coulé dans un rail », s’étendent souvent sur la longueur sans grande variété dans l’approche.
Les affrontements misent sur un système de combos personnalisables : en attribuant différents effets (soin, dégâts, réduction du délai de récupération de pouvoirs) aux coups d’une chaîne d’attaque, Nilin adapte ses combats à l’état du champ de bataille. Cette idée séduisante reste limitée par un manque d’options avancées : seules quatre combinaisons différentes sont possibles, l’esquive est le seul moyen d’éviter les coups, et les adversaires présentent un comportement parfois prévisible. De plus, l’absence de système de contre ou de garde limite la profondeur des duels contre les boss.
Le point d’orgue de Remember Me demeure sans conteste les séquences de remix de mémoire : manipuler le souvenir d’un personnage pour en changer la perception ou la décision, en modifiant des détails clés de la scène. Plaisir rare et inventif, hélas sous-exploité, puisque seules quelques scènes se prêtent à cette mécanique pourtant prometteuse.
Réalisations techniques mitigées
Le moteur Unreal Engine 3 offre des environnements soignés sans toutefois repousser les limites du genre. Les animations des personnages, notamment lors des phases de sauts ou d’escalade, manquent parfois de fluidité et de naturel. La caméra constitue l’un des principaux écueils : mal positionnée, elle gêne la lisibilité de certains combats ou séquences de plateforme. Les indications omniprésentes à l’écran (flèches, signalétiques) nuisent à l’immersion. En revanche, la bande son, signée Olivier Derivière, accompagne remarquablement chaque moment fort du scénario.
Durée de vie et contenu
Une partie complète se boucle en 8 à 10 heures, sans véritable incitation à la rejouabilité. Les objets à collecter, rares, n’offrent qu’un survol d’informations supplémentaires. Les défis proposés pèle-mêle durant la campagne ne suffisent pas à renouveler l’intérêt d’une seconde partie.
Les plus
- Direction artistique impressionnante et univers visuel original
- Bande son immersive et parfaitement adaptée
- Mécanique de remix de mémoire unique en son genre
- Scénario qui prend de la densité au fil des chapitres
Les moins
- Gameplay trop dirigiste et absence de liberté
- Phase de combat vite répétitive et limitée
- Caméra peu pratique et sauts imprécis
- Remix de mémoire sous-exploités